Le Chikungunya est avant tout un problème d’environnement.
Avec l’été qui
arrive le Chikungunya refait son apparition. Les moustiques, vecteurs
principaux de la maladie, sont plus nombreux en cette période d’année. Les
collectivités locales y vont de mains fortes pour débarrasser l’environnement
de ses ordures afin d’éviter une résurgence de Chikungunya. Mais le combat contre
le chikungunya est perdu d’avance sans l’appuie du public.
Il ne faut pas oublier que la prolifération des moustiques est causée par
la dégradation de l’environnement. Les gens doivent donc continuer à nettoyer
leurs cours, à disposer des déchets domestiques convenablement, nettoyés des
terrains en brousse et surtout évacuer les
eaux accumulées sur de petites surfaces. Le moustique, prolifère dans les eaux
croupies des milieux insalubres. Il faut être conscient que le moustique ne
s’envole pas très loin et représente une source de contamination pour
l’environnement immédiat.
Il faut que l’ensemble
de la communauté se mobilise pour éliminer
tout foyer susceptible de permettre la propagation des moustiques.
Traiter mal l’environnement ceci devient vite un terrain propice pour toutes
sortes de virus, allergies et autre maladies. Mais il n’y a pas que le
moustique; pigeons, chiens errants et rats sont tout autant des vecteurs de
maladies en puissance. Souvent on ne se rend pas compte du danger qu’on est en
train de nourrir de par la désinvolture avec laquelle on traites les ordures.
Cette photo a été prise à la gare de Victoria
dans les égouts à l’arrière des marchands de légumes et les casse croûtes.
Ce dont nous avons
besoin c’est un changement radical d’attitude. La participation du public est
fondamentale. Il faut que le Mauricien perdre ses automatismes polluants. Il
faut qu’il
se donne corps et âme pour son environnement de sorte à
contribuer à en faire une qualité à jouir et non un fardeau à subir. Ils sont
malheureusement beaucoup trop nombreux à faire preuve d’un manque d’hygiène et
aussi à continuer à polluer l’environnement. Et cela, malgré les efforts conjugué
du ministère et autres autorités concernées. Plus de 50000 tonnes d’ordures ont
été enlevés. Tout l’argent que l’état a dépensé aurait pu être utilisé dans autres
domaines si, tout au début, chaque
mauricien avait adopté une meilleure attitude. Il est primordial d’intensifier
les campagnes de sensibilisation, de responsabiliser tout un chacun de sorte qu’ils
comprennent l’importance de la netteté de leur environnement.
Dans
les quatre coins de l’île une vaste opération de nettoyages se fait lieu afin
de barrer la route aux vecteurs du chikungunya. Les collectivités locales
contribuent à éliminer les déchets, mais c’est au citoyen d’enlever de sa cour
les pneus, eau stagnante et autres déchets qui risque d’être les foyers de
moustiques. La loi actuelle prévoit déjà des peines à l’ encontre de ceux qui
ne nettoie pas leur cour, et risque de mettre en danger la santé publique. Quant au ministère de la santé et de celui de l’environnement, dans un article apparut en juillet, ils ne
cessaient de se renvoyer la balle. Le ministre de
l’environnement avait toutefois précisé avec regret, que le budget pour combattre
le chikungunya étaient sous la responsabilité du ministre de la santé uniquement.
‘On fait beaucoup plus que ce qui tombe sous notre juridiction’. Tandis que le
ministère de la santé avait répondu « Le chikungunya est un problème lié à
l’environnement du pays, la santé est concernée uniquement par l’aspect curatif
et doit empêcher la propagation du virus. Notre boulot ce n’est pas de nettoyer
le pays et ramasser les ordures. » Pendant qu’ils décident qui fait quoi le public est inlassablement torturé par cette maladie.
Le
virus a tué au moins 77 personnes dans les îles de l’Océan
Indien. Le chikungunya, maladie
(mortelle) transmis par les moustiques, tourmente inlassablement ses victimes
en les faisaient horriblement souffrir. Comme en témoigne la signification même
de son nom en swahili : ‘maladie qui brise les os’. Le chikungunya à des
effets très distingues et varie d’une personne à l’autre. La maladie se manifeste
d’abord sous la forme d’une légère fièvre, accompagnée de plaques rouges sur
tout le corps, apparais ensuite une douleur « insupportable » suivie
d’une forte fièvre atteignant les quarante degrés. Des démangeaisons appariassent sur tout le corps et des ganglions au
niveau des articulations. Des douleurs atroces se fait ressentir au niveau des
jambes ainsi que les pieds et les mains gonflent. Il faut l’aide d’une tierce
personne. Vomissement et évanouissement au tout début de la maladie. Le moral
est affaibli, plus d’appétit, perte de poids, taches noires sur le visage. « Des
gens qui sont normalement très bien portant mettre des couches tellement il n’été
plus capable de bouger… ». La fatigue permanente ne permet plus de
reprendre une activité professionnelle même dans un bureau.
« Du jour au lendemain, je me suis
retrouvée paralysée de douleur. Il m’était devenu presque impossible de
bouger », explique Stéphanie, une Réunionnaise de vingt quatre ans .
« J’avais l’impression de ne plus avoir de chair sous les pieds, que mes
os touchaient le sol lorsque je marchais », une douleur atroce que les six
comprimés de paracétamol et les anti-inflammatoires n’arrivaient pas à
soulager. De simples activités quotidiennes, comme se lever du lit, deviennent
très vite de véritables épreuves physiques. D’autres symptômes viennent se
rajouter aux douleurs articulaires. La jeune femme parle ainsi de
« démangeaisons horribles ». Mais une fois la fièvre passée, la
douleur demeure. Les jambes enflées et des forts maux de tête. La douleur
se généralise dans tous le corps, les articulations en particulier. Ces
douleurs sont réellement handicapantes au quotidien.
Le chikungunya
n’est autre que notre mérite de notre comportement à travers la nature. Nous ne
faisons que récolter nos fruits de nos mauvaises habitudes envers
l’environnement. Même si nous ‘métte propre partout’ nous ne pourrons jamais éradiquer
tous les moustiques. Le chikungunya est une épidémie qu’on va devoir si faire
avec. L’homme n’a jamais pu maîtriser
les colères de la terre. Protégeons mère nature et elle nous protégera.